une lumière éclatante, ne rien voir les yeux ouverts, prendre la route
Elle s'appelle Pietra, Pietra Balsi. Elle est cilice dans sa propre chaussure. Pierre contre laquelle ils trébuchent. Elle vit dans l'angle d'un carreau de verre soufflé au grand feu mais par qui. Elle est piètre compagne. Rugueuse, elle n'est pas polie. Elle texte, dira, même si elle se défie. Elle sème aussi. Et garde.
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lundi 25 janvier 2021
lundi 18 janvier 2021
lundi 11 janvier 2021
lundi 4 janvier 2021
samedi 2 janvier 2021
écricienne 5 -
Parce que dans ce pays-ci, et bien que l’église de là-bas au bord des crayeuses et au toit crevé eut l’avantage d’un désarmement par abandon et naufrage, d’identiques circonstances amenuisent un intérêt certain, dans ce pays-ci, pour chapelles et églises perlées aux corps des collines gorges, jusqu’aux chevilles des falaises des monts friables, pelés, caillouteux, invocatoires contre les pestilescences et terreurs cholériques, à cause de l’usage fait ici des paysages et des chemins même ardus tant, hors impondérables que sont violences minérales, solitudes, brouillards maritimes, glaçures blanches, steppes de vents, déluges ultraviolets, tant la lumière attire les intrus, troupeaux à doubles bâtons et porteurs de grands laçages et fluorescences voiries urbaines, et jactant de rien, épuisés de rien, reproches au silence et en maraudes d’elle la lumière du ciel ricochée à la figure de la mer, et de ce qu’elle transporte de pourtant âpre et intransigeant et cru cette lumière, qui ne les décourage ni ne les étonne au court temps de leurs passages aux abords de la clôture d’une férocité bien plus puissante qu’il ne lui en est laissé de paraître tant sa force native, laissant cependant les échines gercées et les bouches sèches jusqu’aux prochaines marques, trait rouge trait blanc, redoublées par la terreur de manquer les signes et de se fourvoyer, dépasser la croix barrant les indicateurs vers l’impasse, l’errance. Aussi les chapelles et les églises verrouillées sur d’humbles trésors subtilisables, souvenirs, ou soulagées de leurs portes et évidées, coquilles de voûtes de charpentes et la précaution des pierres sur les tuiles rondes, l’assurance de l’inaccessibilité aux bribes de fresques décolorées, de l’inviolabilité des vasques creusées et des autels scellés aux pavages aux murs d’une coulée de béton anachronique.
lundi 28 décembre 2020
mardi 22 décembre 2020
jeudi 17 décembre 2020
écricienne 4 - déambulatoire
Alors que dans ce pays-ci de contrastes violents — soleil acide, déluges, vents maritimes, mistral — la lumière toujours. Donc plutôt l’auvent de tuiles attachées, les croisées étroites, les dallages ajointés de terres cuites ou de pierres, la végétation lente.
Un déambulatoire. Quatre côtés à ciel quasi libre.
écricienne 3 - hautaine
Une toile. Et ne pas la vouloir toile. La vouloir minérale et hautaine, dressée verticale et infréquentable, église désaffectée, celle quelque part là-bas sur la Nationale 4, bien avant Sézanne, au bord des plaines crayeuses, une croisée de trois rues un village sans personne ou quasi; église à murailles ternes sous mornes vents, à charpente cariée de morbidités; église à mécaniques agricoles remisés là, désattelées, choses ferreuses bleu outremer passé ou orange amer fané, limaillées grumeleuses, à corrosions rousses et noirâtres; église à tuilerie crevée au surplomb de bâches plastiques noir pétrole, talquées de mycoses blanchâtres, de grands roulés affaissés de foin grisâtre sporeux, à cordages bleus vifs tels gréements de bâtiment à mille de fond, défaits, tourbillonnés, envols de pigeons et coulées de vents ondés, remuances glauques, vert-de-gris, siphonnées clapotées en vertical en horizontal en bayadères obliques entre d'inébranlables murailles curées à l'os; église à chaises et bancs de bois retournés les uns vers les autres dans le narthex, empilés assise contre assise pieds dans pieds, prie-Dieu tête-bêche sur prie-Dieu, inextricables mais devant l’être, un usage festif et communautaire, fête patronale ou quatorze juillet, ce souci de les vouloir utilisables, rentables, cette imbrication raisonnée dans l’avant-nef, à l’abri du pilonnage, fientes pluies neiges, des éléments aqueux infiltrés, nappes tombales de brouillards, tranchées combles mais spongieuses, champs de raves glaiseux, les étés si courts qu'ils ne remédient en rien à rien, moisissures dégorgements coulures; église morne, marnée, et de tout ceci, de fait, ne perdure plus aucune volition d'une toile hautaine, d'une toile ecclésiale, raideur grise et détrempée, quand bien même le taiseux des murs, la rareté opportune des passants, mais les ondoiements morbides les tombants de crevure verdâtre, alors non.
mardi 15 décembre 2020
l'hastelier 11 - choses en vrac
- être allée au bout de la Chaconne, avoir vérifié que la chair des mains la tienne
- trop d'arbres pour écrire, à les saluer tous, tout ce temps
- Uccellini, pousser avec tous les muscles du pouce, le son dans les faces intérieures des poignets
- lier les idées (ou pas)
- quitter la mer, l'amer, l'amère
- sortie d'un établissement quand, rejetée par la ville hors la ville, cet établissement étant à lui seul ville. L'identité dans la ville, l'identité hors la ville : à quel endroit être soi pour de vrai ?
-mains démultipliées temporalisées ou fonctionnalisées : main/violon, main/archet, main/pinceau. Mille sortes de mes deux mains. Ceci un travail au long cours : travailler les mains, apprendre aux mains, travailler par les mains, apprendre des mains. Chaque geste a son cri, silencieux pas inaudible.
-corps immobile, corps verrouillé, la clé des bras, corps empêché : et puis la libération, la pulsion de vie, l'acté et tous les gestes aphones précédemment, appris comme mécanique précédemment, avec ou sans patience, avec du soi dedans ou empreinte du répétitif avec sursaut de conscience, les gestes sachants entravés du manque de chair libre et tiède. Et la langue. Collée au plafond. Tenue. À force dents, saigne.
- le fait que le bois du bois le feu du feu et le quotidien hors la ville tournerait tout autour.
- le fait que l'on est toujours seul avec ce qu'il y a de dit que personne ne souhaite entendre en réel.
- faire parler le mort (être morte à l'ancienne morte) faire parler la morte. Ou bien Bois-Joli.
- très fugitif : s'interrompre dans la Chaconne pour noter un doigté, l'archet confié sans désarmer à deux doigts de la main gauche, et à main droite, sous la voûte des phalanges, sous le cercle du pouce, le crayon. Noter, poser le crayon sur le pupitre, reprendre l'archet, et sous les doigts rien n'avait permuté, archet ou crayon, cela, crayonner du violon
- il faut que ça avance =====> d'un trait =======> d'un trajet
lundi 14 décembre 2020
Maison 1 - premières pierres







